Les systèmes de pointage par reconnaissance faciale ou empreinte digitale semblent rapides, sans badge et comme la solution définitive au « pointage pour un collègue ». Pourtant, le visage et l'empreinte sont des données biométriques et relèvent d'une catégorie particulière de données personnelles dans la loi turque n° 6698 sur la protection des données (KVKK). Cet article explique pourquoi la biométrie demande de la prudence et comment suivre la présence sans traiter de données biométriques. Il s'agit d'une information générale, pas d'un conseil juridique.

Pourquoi les données biométriques sont-elles si sensibles ?

Un mot de passe ou un badge volé se remplace ; un visage ou une empreinte, non. Une fuite de données biométriques crée donc un risque permanent. La KVKK soumet les données sensibles à des conditions plus strictes et attend des mesures de sécurité supplémentaires. Au nom du principe de proportionnalité, il est aussi généralement plus sûr de choisir une méthode moins intrusive si elle atteint le même but. Suivez les décisions et lignes directrices de l'autorité de protection des données et décidez avec un appui juridique.

Les options sans biométrie

  • Badge RFID / NFC : répandu, rapide et peu coûteux. Un badge perdu est révoqué et remplacé. Sa faiblesse : il peut être prêté.
  • QR code changeant : un code qui change régulièrement sur l'écran du terminal est scanné avec l'application du salarié, ce qui complique le partage par capture d'écran.
  • Application mobile avec localisation : adaptée aux équipes terrain et chantiers. La localisation est aussi une donnée personnelle ; à n'utiliser qu'au moment du pointage et limitée à la zone définie.
  • Code PIN ou badge + PIN : exiger un code personnel en plus du badge dissuade le prêt.

Comment éviter le prêt de badge ?

  • Tourniquet : un tourniquet à passage unitaire empêche plusieurs personnes de passer avec un seul badge.
  • Image au passage : certains systèmes enregistrent une photo ou un court extrait au passage ; ils ne servent pas à un rapprochement biométrique et ne sont examinés qu'en cas de doute par une personne habilitée. Ce sont aussi des données personnelles : informer les salariés et fixer une durée de conservation.
  • Règles et contrôles : inscrire l'interdiction du prêt de badge dans le règlement et examiner régulièrement les incohérences (un badge présent à deux endroits en même temps, par exemple).

Si la reconnaissance faciale est malgré tout retenue

Certaines entreprises envisagent la biométrie pour des raisons de sécurité. En règle générale, comptent :

  • proposer une alternative, comme un badge, aux salariés qui refusent la biométrie,
  • informer clairement et simplement,
  • conserver si possible les données faciales sous forme de gabarit dans l'appareil plutôt qu'en images, et limiter le stockage centralisé,
  • fixer par écrit droits d'accès, durées de conservation et de suppression, et effacer les données des salariés partis,
  • prendre la décision avec un conseil juridique avant l'installation.

Migrer depuis un système existant

Pour passer d'un système à empreinte ou facial à des badges, de nombreux terminaux disposent déjà d'un lecteur ; sinon on en ajoute un ou on remplace le terminal. L'étape la plus souvent oubliée : planifier et documenter la suppression des anciens gabarits biométriques dans les appareils et le logiciel.

Pour les autres critères, voir notre guide de choix d'un système de pointage, et pour le coût notre article sur les prix des systèmes de pointage.

Liste de contrôle avant installation

  • La finalité et le périmètre du système sont-ils définis par écrit ?
  • La raison du choix de la méthode, comparée à des options moins intrusives, est-elle consignée ?
  • La notice d'information des salariés est-elle prête ?
  • La durée de conservation et le mode de suppression des pointages sont-ils fixés ?
  • Qui accède aux données et quels rapports voit-il, est-ce défini ?
  • Comment les données passent-elles vers les relevés d'heures et la paie ?
  • Par quelles étapes le badge et les données d'un salarié qui part sont-ils clôturés ?

Questions fréquentes

Le pointage par reconnaissance faciale est-il interdit ?

Il ne faut pas le considérer comme interdit en soi, mais les données biométriques étant sensibles, elles sont soumises à des conditions plus strictes. Une analyse juridique s'impose avant l'installation.

Un système à badge est-il aussi soumis à la protection des données ?

Oui. Les heures d'entrée et de sortie sont des données personnelles ; les règles d'information, d'accès et de conservation s'appliquent aussi. La différence : aucune donnée biométrique n'est traitée.

Puis-je convertir mon système à empreinte en badges ?

Le plus souvent, oui. Si le terminal a un lecteur de badge, un changement de configuration peut suffire ; sinon on ajoute un lecteur ou on remplace le terminal. La suppression des anciennes données biométriques doit aussi être prévue.

Pour choisir ensemble la méthode adaptée à votre entreprise, consultez notre page systèmes de pointage et demandez un devis gratuit.